Achat d’un véhicule d’occasion: «Attention aux arnaques!» prévient une automobiliste.

Achat d’un véhicule d’occasion: «Attention aux arnaques!» prévient une automobiliste.

Acheter un véhicule d’occasion peut être tout un casse-tête et comporter son lot de mauvaises surprises. Mélanie Mallet, de Moncton, l’a appris à ses dépens. Elle souhaite désormais sensibiliser les consommateurs aux risques qu’un tel achat comporte.
Un texte de Margaud Castadère avec les informations de Catherine Dumas

La jeune femme croyait avoir fait une bonne affaire en achetant un véhicule d’occasion, en octobre dernier. Mère de famille monoparentale, celle qui a effectué un retour aux études en soins infirmiers avait besoin d’une voiture pour se rendre à son travail, à Shediac.
Après un essai de deux jours et l’obtention d’un prêt de la banque, elle décide de faire l’achat d’une Mitsubishi Lancer 2011.

Mélanie Mallet avoue qu’elle n’a pas assez pris son temps lors de la signature du contrat. Photo : Radio-Canada

« J’étais excitée d’aller chercher ma voiture! Mon petit est dans le sport, je travaille à Shediac : une voiture était une nécessité. Mais ça s’est fait 10 minutes avant la fermeture [du garage]. “Signe ici, les initiales là, tiens ton enveloppe, félicitations!” et puis on est allés prendre une photo avec l’auto », explique la jeune femme qui avoue que tout s’est déroulé rapidement.
On m’a dit : “T’as un an de garantie, t’es bonne!” Il m’a donné les clés et je suis partie. […] Mais rien ne m’a été expliqué.
Mélanie Mallet
Les problèmes s’accumulent
Tout bascule quelques semaines plus tard, lorsqu’elle commence à faire des allers-retours au garage pour des problèmes à répétition d’huile, qui finissent par endommager son moteur.
Mélanie Mallet pensait que la garantie qu’elle s’était procurée à l’achat du véhicule la couvrait en cas de problème. On ne lui avait d’ailleurs pas précisé qu’il s’agissait d’une garantie optionnelle basée sur le kilométrage, et non par rapport à l’année.
Pour acheter une nouvelle voiture, on est traité comme des rois, mais après, c’est une autre histoire, ce n’est pas pareil.
Mélanie Mallet
En essayant de démêler l’histoire avec le garage et ses assureurs, elle s’aperçoit que le montant total de sa facture est plus élevé que le prix affiché sur le site Internet du concessionnaire. Une différence de prix qu’elle n’avait pas notée lors de la signature de son contrat.
Mélanie Mallet avoue qu’elle aurait dû prendre son temps et bien lire chaque clause avant de signer son contrat.
Du temps et de l’information
Plusieurs sites, dont celui de la CAA, offrent des guides à l’intention des futurs acheteurs.
L’achat d’un véhicule, c’est toujours une démarche qui doit prendre du temps.
Annie Gauthier, porte-parole, CAA-Québec
« Même si on n’est pas un spécialiste avant d’acheter un véhicule de seconde main, il faut toujours faire un examen visuel de la voiture. Ce n’est pas juste faire le tour et regarder [pour] voir si elle est en bon état. Il faut vraiment regarder à l’intérieur, soulever le capot, regarder en dessous du véhicule, de la rouille, de la peinture qui s’écaille », énumère une porte-parole de CAA-Québec, Annie Gauthier.
Il est aussi recommandé de faire faire une inspection indépendante du véhicule. Des organismes comme Car Proof peuvent par exemple fournir des rapports de l’historique du véhicule, moyennant environ 50 $, explique Alain Doucet, agent de conformité à la Commission des services financiers et des services aux consommateurs du Nouveau-Brunswick.
Début du graphique (passez à la fin)

SIX CONSEILS POUR L’ACHAT D’UN VÉHICULE USAGÉ

● Faire un examen visuel de la voiture, intérieur et extérieur
● Faire un essai routier
● Faire inspecter le véhicule par un mécanicien
● Bien lire le contrat
● Éviter la pression du vendeur
● Prendre son temps

Fin du graphique (passez au début)
« Il faut s’assurer que vous essayiez la voiture sur la route, une petite tournée de 10-15 minutes, pour voir si vous aimez et si vous entendez des petits bruits qui pourraient soulever un drapeau rouge. Un autre point important, c’est […] faire inspecter [la voiture par] un mécanicien [à qui] vous faites confiance », dit-il.
Si vous voyez que le vendeur exerce une pression sur vous pour conclure le contrat rapidement, c’est peut-être [qu’il faut] prendre du recul.
Alain Doucet, agent de conformité à la Commission des services financiers et des services aux consommateurs du Nouveau-Brunswick
Alain Doucet mentionne également que la Loi sur la responsabilité et les garanties relatives aux produits de consommation donne aux consommateurs le droit de réclamer une indemnité lorsqu’un produit de consommation ne satisfait pas à des attentes raisonnables.

SOURCE :

5 juillet 2018 / by / in

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